La Grande Motte et l’architecture

En 1970 l’architecte Jean Balladur est commissionné par Charles de Gaulle pour imaginer une station de villégiature moderne en bord de mer. La Grande Motte est commandée. La justesse de ses plans est inouïe : Jean Balladur a pensé écologiquement une ville de buildings qui longent la plage. Mais surtout, son architecture est inédite.

En 1974 c’est le symbole de la ville qui sort de terre : La Grande Pyramide, bâtiment-emblème de 15 étages donnant sur le port, est achevée. Tout le concept de la Grande Motte est inspiré des pyramides pré-aztèques dont la forme en escalier offre une vue à tous et épouse le paysage de bord de mer. Les motifs géométriques, la mode du béton et l’excentricité des constructions choquent les réfractaires, mais ils donnent la Grande Motte des airs de ville du futur.

En 2010 elle devient le seul ensemble urbain français de cette taille recevoir le label «Patrimoine architectural du XXe siècle». L’audace de l’architecte est remerciée. D’aucuns présentent encore La Grande Motte comme un lieu de tourisme de masse, mais on reconnait qu’elle est une ville intelligente et en avance sur son temps.

En 2018 le temps d’un weekend sous le signe du soleil, un festival ouvert à tous se propose de rassembler les musiques de pointe dans un lieu qui leur ressemble : le Pyramid festival à La Grande Motte.

Pourquoi un festival à La Grande Motte ?

La Grande Motte est une ville unique, audacieuse et moderne. Il n’existe pas une esthétique musicale qui réunisse ces trois caractères: il en existe des centaines. Le temps d’un weekend, Le Pyramid se propose de réunir ces musiques novatrices et pionnières.

Initié par l’agence de production Voulez- Vous Danser (association Personne Records) et le média Gonzaï, le Pyramid festival fait le choix de la singularité avec un rassemblement annuel de deux jours dédié aux musiques synthétiques.

Le type d’architecture de la Grande Motte a, au fil des années, été directement liée à ces courants musicaux aussi bien de par l’influence de Blade Runner (1982) et ses constructions pyramidales qu’on relie immédiatement à la musique de Vangelis, pionnier des synthétiseurs, que par celle de Jackson and His Computer Band (2013) qui joue ses concerts avec une scénographie inspirée d’Oscar Niemeyer, celle de son contemporain, Koudlam, qui, lui, enregistre un Live at Teotihuacan, ou bien encore celle a de Jean-Michel Jarre, référence des références qui a joué en 2000 un concert resté célèbre aux pieds des Pyramides.

Le Pyramid festival souhaite créer la bande-son de la ville et faire jouer des musiques d’avant-garde dans leur décor naturel.

Avec une programmation réfléchie sur deux axes, le Pyramid souhaite réunir toutes les familles musicales, les connectés, de 20 à 35 ans, aux publics familiaux et touristiques.

Payant, à un prix accessible* et destiné à un public local et national, il est pensé comme un spring-break intelligent. Par sa programmation, rassemblant artistes précurseurs établis et musiciens émergents, il a pour ambition de devenir une référence pour les amateurs de musiques actuelles.

Tous les ans à compter de 2018, le Pyramid Festival prendra place à la mi-juin, à la fin des périodes d’examens, sur la place du Cosmos, au Couchant. 5 concerts payants seront prévus chaque jour, entre une « ouverture des portes » à 19h et une extinction des feux à 2h du matin (vendredi et samedi). Plus un off de 4 concerts gratuits et une conférence et/ou des ateliers, soit deux jours de in + off et un jour de off.

Aux pieds de ces édifices futuristes typiques de La Grande Motte, le public se trouvera au coeur de la ville idéale, pour avoir une expérience forte avec la musique synthétique.